Liberté de choisir son corps, son genre, sa sexualité
Aujourd’hui encore les femmes sont opprimées, violentées, dépréciées, et ne sont pas les égales des hommes. Pourtant le féminisme est de plus en plus perçu comme « ringard » et sans avenir.
De plus, quand enfin les politiques s’en mêlent, ça donne une loi contre-productive et raciste qui exclut les jeunes filles de cultures non-occidentales de l’école sous le prétexte fallacieux de les émanciper de la main mise de leur religion et de leur entourage. Par contre, quand il s’agit de l’émancipation des trans, il n’y a plus personne...
Aujourd’hui, les trans réclament de pouvoir disposer librement de leur corps et de s’émanciper de la tutelle des experts psychiatres et des emprises des autorités médico-juridiques qui leur interdisent toute autonomie, nient leurs identités et leurs réalités de vie. Malgré l’urgence dans laquelle se retrouvent les trans, aucunE candidatE à la présidentielle ne daigne se pencher sur ces questions alors même qu’ils-elles se targuent d’être contre toutes les discriminations.
Pendant que les trans sont misEs au ban de la société, les gouines et les pédés - parce qu’elles et ils subissent de plein fouet le sexisme d’une société basé sur la répartition des rôles entre les femmes et les hommes et sur la hiérarchie des sexualités - sont insultéEs, agresséEs, et maintenuEs dans une sous-citoyenneté.
Le visage que prend la domination oblige le féminisme pour être opérant à contester l’hétéronormalité, système d’oppression basée sur la hiérarchie des sexes, mais aussi des sexualités et sur l’assignation de genre. Trans, gouines et pédés, nous voulons un féminisme qui attaquent sur tous les fronts l’hétéropatriarcat sans ignorer les questions et les apports des trans, des gouines, des pédés et des femmes non blanches.
Il y a urgence. Les gouvernements successifs délaissent voire aggravent les atteintes aux droits des femmes et des minorités en mettant en place une politique ultra-libérale et xénophobe. La casse des solidarités collectives (sécurité sociale, retraites, etc.) entrave en effet les possiblités pour chacunE de choisir son mode de vie, sa sexualité, son sexe, son identité, en dehors du schéma traditionnel de la famille hétérosexuelle blanche et aisée.
Nous exigeons que le gouvernement mette en place des politiques volontaristes qui arrêtent cette logique inégalitaire et dépréciative. L’organisation sociale et économique doit être repensée dans le sens d’une véritable émancipation des individuEs quelque soit leur sexe, genre, sexualité, religion, culture.
Parce que ces inégalités fondent et assoient la domination des hommes sur les femmes, c’est aussi au nom du féminisme que nous demandons :
Le droit de choisir son genre, son corps, son sexe, sa sexualité sans entraves ;
La suppression de toute mention relative au sexe sur les papiers d’identité et documents administratifs.
La dépsychiatrisation des trans, le droit à l’auto-diagnostic ;
La simplification de la procédure de changement d’état civil pour les trans (transsexuelLEs et transgenres) qu’elles ou ils soient opéréEs ou non, et l’accès à une prise en charge médicale choisie, rapide et efficace, sans condition de « moralité » ;
Le droit au mariage civil pour les couples de même sexe ; l’extension aux couples homosexuels de l’ensemble des avantages (sociaux, fiscaux, séjour...) dont bénéficient les couples hétérosexuels ; l’égalité des droits entre les différents statuts civils et fiscaux : PACS, mariage, concubinage et célibat ;
L’accès à la procréation médicalement assistée et à l’adoption quelles que soient l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou le statut marital du/de la ou des demandeurEs ;
Des politiques publiques de prévention des ist et du sida qui prennent en compte les spécificités des populations ciblées.
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Notre adresse postale : Les Panthères roses - Maison des associations du 10ème - 206 quai de Valmy 75010 PARIS
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